|
|
|||
|
Waux-haïl.
|
47-
|
||
|
|
|||
|
tire ordinairement dans ce pays-ci tout ce qui cfr. nouveau ou rajeuni. Les jolies femmes, les petits-maîtres, les filles élégantes de Paris fe font empreffés d'embellir à l'envi ce fpectacle de volupté. Le goût et la magnificence ont également contribué aux ornemens du local, qui n'eflpas encore à fon point de perfection. Le falon en rotonde n'eft pas affez éclairé ; cette partie ne. répond pas au luxe des autres et il faudroit multiplier les lumières et les faire jouer davantage. Les peintures préfentent de toutes parts les attributs de la joie et des plaifirs. Les glaces répètent et reproduifent à l'infini toutes les beautés qui viennent exciter et animer les dé-firs des fpectateurs. La mufïque porte dans les fens l'émotion né-ceffaire à de pareilles fêtes. Les Allemandes, ces danfes pour lef-quelles nos femmes ont pris un goût décidé, qui offrent et qui diverfifient toutes les attitudes de la lubricité, perpétuent dans les fpectateurs les premières impreffions, en forte que tout contribue à rendre ce féjour un féjour de délices et ces fêtes de véritables fêtes de Tempe. »
Bientôt cependant l'empressement du public se ralentit et le Waux-hall de Torre dut se fermer par ordre de l'autorité supérieure. On ouvrait alors le Colysée des Champs-Elysées et on voulait autant que possible augmenter les chances de réussite de / cette colossale entreprise eh supprimant les établissements analogues. Ce ne fut qu'en 1773 que Torre put rouvrir son Waux-hall; mais le temps de la vogue était passé pour lui : malgré des concerts où on entendait des artistes comme Baër, Nioul, Dumoulin et Lebrun, malgré ses illuminations jadis si admirées, malgré des expositions de tableaux, la foule ne revint plus comme autrefois au Waux-hall. Torre, au resté, mourut peu après, au commencement de 1780.
20 Waux-hall d'hiver. — Cet établissement, ouvert en 1769 à la foire Saint-Germain, était exploité d'abord par Louis-Clair Maurin, bourgeois de Paris, qui périt plus tard sur l'échafaud révolutionnaire, par Nicolas Lenoir, architecte, et par Jacques-
|
|||
|
|
|||